Découvrir les œuvres de DAUMIER Honoré analysées et commentées par les experts de l'Histoire par l'image
Année de naissance : 1808
Ville de naissance : Marseille
Sexe : Homme
Année de décès : 1879
Ville de décès : Valmondois
Honoré Daumier est un caricaturiste, dessinateur, lithographe, peintre et sculpteur français.
Son père, un ouvrier vitrier de Marseille, s'installe à Paris en 1814. Honoré Daumier, qui très jeune a le goût du dessin, prend des cours auprès d'Alexandre Lenoir et s'initie à la lithographie.
Il collabore dès 1829 au journal La Silhouette fondé par Charles Philipon et y publie ses premières caricatures. La monarchie de Juillet lui offre l'occasion de déployer tout son talent de lithographe et de caricaturiste. Il livre aux journaux satiriques fondés et dirigés par Charles Philipon, La Caricature (hebdomadaire) et Le Charivari (quotidien), de nombreuses caricatures, qui sont des charges sociales et politiques redoutables. Reprenant la formule de Philipon du visage de Louis-Philippe en poire, Daumier croque le roi en Gargantua, l'une de ses premières grandes lithographies politiques en 1831. Le dessinateur est condamné à six mois de prison et à une amende de 500 francs, la pierre lithographique est brisée. Daumier déclinera le visage piriforme de Louis-Philippe à plusieurs reprises.
Charles Philipon commande à Daumier les bustes-charges des Célébrités du juste milieu, personnalités du régime de la monarchie de Juillet qu'il va modeler en terre cuite et peindre. Ses sculptures serviront notamment à la lithographie du Ventre législatif publiée en 1834.
La censure rattrape Daumier après le durcissement des lois sur la liberté de la presse en 1835. Son crayon se focalise alors sur la société de son temps , son oeuvre gravée s'apparente à la Comédie humaine de Balzac. Il compose plusieurs séries dont Les Gens de Justice, Robert Macaire, Les Types parisiens...
Fervent républicain, Daumier esquisse une figure de la République, lors de l'avènement de la IIe République en 1848, il fait sans doute là, pour la première fois, oeuvre de peintre. Il participe alors comme peintre plusieurs fois au Salon. Dans le climat politique tendu qui précède le coup d’État du 2 décembre 1851, Daumier a l’intuition de créer le personnage de Ratapoil, agent de propagande, provocateur et espion au service de la cause bonapartiste. Il le modèle et le dessine à plusieurs reprises.
Avec le Second Empire et le retour de la censure, Daumier se tourne à nouveau vers la caricature des moeurs et se penche sur la vie quotidienne de ces concitoyens et notamment des Parisiens. De 1860 à 1863, Daumier renvoyé du Charivari connait des difficultés financières. Il peint et dessine mais ses oeuvres ne lui permettent pas de vivre. Sa vue décline à partir de 1867.
Avec la fin du Second Empire et la menace de la guerre avec la Prusse, Daumier livre, avec une économie de moyens, des lithographies saisissantes. Les dernières planches politiques de Daumier sont consacrés à L'Année terrible (1871). Il se retire à Valmondois. Presque aveugle en 1873, il ne peut plus dessiner. Il est sans ressources : Camille Corot intervient et achète sa maison afin qu'il n'en soit pas expulsé.
En 1878, une exposition rétrospective, présidée par Victor Hugo, est organisée chez Durand-Ruel : 94 peintures, aquarelles, lithographies sont exposées. Fatigué et aveugle, Daumier ne peut pas être présent lors de l'inauguration. La IIIe République lui alloue une pension misérable.
Honoré Daumier meurt l'année suivante, enterré civilement à Valmondois, son corps est transféré au cimetière du Père-Lachaise en 1880.
Si l'oeuvre de Daumier, témoin de son temps, est indissociable de la vie politique française, sa vie, elle, a été d'une grande simplicité, sans histoire et sans voyage.
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